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Quand Monsieur TARTE rencontre Madame EMPION...

A cet instant précis commence alors une discussion qui, à court terme, s'avérera stérile, voire même destructrice. C'est un peu la rencontre d'une lave en ébullition qui s'introduit dans la mer et, nous savons parfaitement que l'eau et le feu sont en opposition constante. Parfois le feu, à l'état de lave, cherchera à envahir l'océan domaine des eaux, et ailleurs, l'eau nous inondera sous une forme de punition céleste, sans que l'on ne puisse y remédier sur l'instant. 

C'est alors qu'entre en jeu la rencontre de Monsieur TARTE avec Madame EMPION. Ces deux là, on ne les voit jamais, mais  ils accompagnent nos vies, ils les régissent même sans que nous ne puissions nous en prémunir. Ils sont quasiment des sorciers au service de je ne sais quelle force que nous pensons inventive. Pour illustrer mes propos, je reprendrai un article paru hier 1er septembre 2018, dans l'Observatoire de la Continuité Ecologique (OCE) qui s'intule :"Info aux élus : de l'usage ou du non usage des ouvrages hydrauliques". je cite :

> Un Maire prendrait-il la décision de financer, sur fonds publics, la destruction de toutes les maisons "sans usage" de sa commune? Le concept du "non usage" aurait fait l'objet d'un haussement d'épaules sans aucun écho avant le dogme de continuité écologique. Il a été tellement martelé en tir croisé par les services administratifs qu'il ne fait pas débat. Il est curieusement devenu audible, puis accepté par les élus des EPCI pour recueillir leur consentement (1) à financer les destructions de moulins et d'étangs. Elle ne semble interpeller personne. Le "non-usage" aurait changé de statut : d'une ânerie crasse, il serait érigé en argument? (sic)

> Indignez-vous lors d'une réunion ou en lisant une étude (onéreuse) quand les auteurs allèguent le "non usage" pour préconiser une destruction. Suggérez-leur d'étudier un scénario qui au contraire permettrait à l'ouvrage de recouvrer un usage, dans le sens de l'intérêt général, abondant les finances publiques, favorable à l'emploi...(sic)

(1) Le "consentement" est une appréciation très subjective dans une démarche où les dés sont pipés par l'Agence de l'Eau: une subvention pour votre Station d'épuration des eaux usées (STEP) et une autre pour détruire un barrage sur le cours d'eau. (sic)

Alors qu'il était Ministre d'Etat, Nicolas HULOT, dans son discours des voeux de janvier 2018 (sa feuille de route donc), il prédisait l'impact écologique grandissant et une pré-consultation du public dans une France qui ne sait toujours pas comment s'engager dans ce type de démocratie moderne. Et c'est ainsi que l'on retrouve çà et là des bloquages inouïs que nos gouvernants ne comprennent jamais. ND des Landes a été l'un de ceux-là. La République, c'est autre chose que des envois de "tartes à la crème", je veux dire l'émergence d'une société d'équilibre, sans le moindre godillage et si l'on ne s'y dirige pas, la climatologie accélérant le processus, nous nous engagerons alors vers un décrochage sociétal criminel. En effet, les évolutions technologiques, la raréfaction grandissante et "bienheureuse" des ressources pétrolifères nous oblige à épouser une trajectoire impensable il y a 20 ans. L'hydroélectricité et l'hydrogène énergie, propres, sont des valeurs intrinsèques que nos appartenances politiques interdisent de contourner, au risque suprême de se voir catalogués d'irresponsables vis à vis des générations futures. 

La question que vous vous posez, en lisant ces quelques lignes, amène une réponse. Qui sont en fait Mr TARTE et Mme EMPION? C'est l'ensemble des acteurs d' EPCI, inclus dans la note de l'OCE ci-dessus indiquée. Certes, ils ne sont pas tous de cet acabit, bien heureusement, mais il est de notre devoir de rappeler qu'un élu a obtenu délégation du peuple pour agir en ses lieux et place; mais cette délégation ne doit jamais dépasser toute prérogative qui irait à l'encontre des intérêts de ce peuple confiant qui, au demeurant, est couvert par la loi constitutionnel et de la charte de l'environnement parue au JO le 2 mars 2005. Combien de marins et de capitaines se sont évanouis et disparus (cf. Oceano nox - V. Hugo)...Ces marins et capitaines avaient-ils carure et vision ? Certains, oui probablement. La question se pose aujourd'hui avec gravité car, dans les 6 à 24 mois qui viennent, des élections se profilent et notre destin sera à nouveau exposé à des considérations disparates. 

Gageons, pour une fois, que le sursaut "citoyen" de nos décideurs enfile le costume moins confortable d'un réalisme à toute épreuve pour que l'intérêt collectif prime sur toute action lobbyiste pour le moins désastreuse au plan de la collectivité.

Pierre JUHEL

 

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 L'EAU c'est la VIE...!

Ne la gâchons pas.