AGENDA 2030 organise la vie des générations futures...

Depuis juin 1992 et le Sommet de la terre à RIO, nous avions pris l'habitude de côtoyer l'AGENDA 21 dans nos régions et nos villes. Ce dispositif très intéressant a permis des avancées notables sur la "durabilité" de notre planète. 

En septembre 2015, les 193 Etats membres de l'ONU ont adopté le programme de développement durable à l'horizon 2030, intitulé AGENDA 2030. C'est un agenda pour les populations, pour la planète, pour la prospérité, pour la paix et les partenariats. Il a une vision de transformation de notre monde en assurant sa transition vers un réel et utile développement durable.

Les Objectifs fixés sont de 17. Nous en avons sélectionné quelques uns qui nous paraissent les plus marquants. 

6) Accès à une eau propre, saine et à un assainissement pour tous.

7) Garantir l'accès par tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable. L'énergie est le principal facteur contribuant au changement climatique, générant 60% des émissions mondiales de GES. La réduction des effets carbones dans la production de l'énergie est une cible-clé à long terme.

9) Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous  et encourager l'innovation (transports, irrigation, @énergie, technologies de l'information et de la communication...). Les progrès technologiques sont à la base des efforts à entreprendre pour atteindre les objectifs.

11) Créer des villes DURABLES.  Quand une ville occupe 3% de la masse foncière territoriale, elle consomme au minimum 60% de l'énergie et produit 75% des émissions carbone. Ce qui accentue les dérèglements climatiques et provoque l'accentuation des catastrophes naturelles. Cela implique une urbanisation nouvelle et planifiée en dehors de tous les préjugés politiciens que nous rencontrons régulièrement.

12) Etablir des modes de consommation et de production durables et responsables. En utilisant les sources d'une énergie douce et efficace. 

13) Prendre d'urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. 

14) Assurer une vie aquatique durable des mers et océans. Les océans et leur extrème qualité sont la garantie d'une vie habitable par l'homme. Les eaux de pluie font partie des problèmes urgents à traiter. 

15) Préserver et restaurer les ecosystèmes terrestres. Veiller scrupuleusement à l'exploitation durable des forêts, des lacs et enrayer puis inverser le processus de dégradation des sols, mettant fin à l'appauvrissement de la biodiversité. 

CONCLUSION :

> Pour parfaire ces objectifs atteignables, l'ONU préconise l'instauration de partenariats efficaces entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile. Une définition claire devra être établie par le secteur public qui donnera l'orientation et par conséquent, le chemin à suivre. 

> Mais l'ONU prévient, ce développement durable ne doit en rien s'installer comme une nouvelle bulle spéculative. Entre autre, le logement, devenu particulièrement spéculatif à travers le monde (y compris en France) doit montrer l'exemple. Ce qui est justifié par la stagnation progressive des revenus moyens. 

> Enfin, sur le plan local français, il est devenu URGENT de modifier les règles d'urbanisme pour en faire un outil performant totalement déstructuré de la politique politicienne. Il faut rappeler qu'un PLU, selon la Loi SRU (2000), est avant tout le lien sociétal dont la plupart des responsables locaux cherchent à s'en affranchir. Cela implique également la mise en place de nouvelles méthodes de gestion de la chose publique. L'ancienne société est morte, vive la nouvelle, mais une question se pose gravement, le voulons-nous? 

 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE